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Bienvenue sur le site de l'amicale des anciens élèves, enseignants et du personnel de la cité scolaire de Belley
  celui-ci nous permet de vous tenir informé(e) de nos diverses activités, et d’échanger des photos, documents, anecdotes .

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Nous apprenons le décès de Marie-Thérèse Castelnau épouse de feu André Castelnau  qui fut président de notre amicale de longues années.

Un recueillement aura lieu Jeudi 26 mai à 14H  chambre funeraire Tonin Coiffet


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3eme techno 1993


La Rubrique  Histoire a été complétée récemment .

RETROUVEZ la photo de 1961 du lycée   et aidez nous a vous retrouvez   (voir rubrique "actualités")









Dernières actualités de l'Amicale

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Indicateurs de valeur ajoutée des lycées

♦ 18/04/2016
 Lycée général et technologique du BugeyTaux de réussite au baccalauréat 2015, toutes séries (178 élèves présents) : 91 % - Valeur ajoutée : 0Taux d’accès de la seconde au baccalauréat 2015 : 81 % - Valeur ajoutée : + 6Taux d’accès de la terminale au baccalauréat 2015 : 94 % - Valeur ajoutée : + 4"Un élève qui est entré en seconde dans ce lycée a eu 81 % de chances d’obtenir le baccalauréat dans l’établissement. Le tauxd’accès attendu est de 75 % par rapport aux établissements comparables au plan national."  Valeur ajoutée : + 6 points Lycée professionnel du BugeyTaux de réussite au baccalauréat 2015, toutes spécialités (42 élèves présents) : 86 % - Valeur ajoutée : + 1Taux d’accès de la seconde au baccalauréat 2015 : 76 % - Valeur ajoutée : + 15Taux d’accès de la terminale au baccalauréat 2015 : 90 % - Valeur ajoutée : + 6"Un élève qui est entré en seconde dans ce lycée a eu 76 % de chances d’obtenir le baccalauréat dans l’établissement. Le tauxd’accès attendu est de 61 % par rapport aux établissements comparables au plan national."  Valeur ajoutée : + 15 points En ordonnant les chiffres publiés dans le journal « Le Progrès » du mercredi 30 mars 2016 non plus selon le tauxde réussite au bac, mais selon par exemple le taux d’accès de la 2de au bac, l’on obtient le "classement" suivant : Lycées généraux et technologiques1. Lycée de la Plaine de l’Ain 83 % / 2.Lycée Lalande 82 % / 3. Lycée de la Côtière et Lycée du Bugey 81 % Lycées professionnels1. LP Marcelle Pardé et LP du Bugey 76 % / 3. Lycée Paul Painlevé (Prof.) 74 % Et voici donc l’établissement revenu sur ce fameux PODIUM, à la fois pour le LGT et pour le LP !Amener les élèves qui y ont été affectés en seconde jusqu’à l’obtention du baccalauréat est, nous le savons, l’unedes difficultés majeures de celui qui a en charge l’éducation du jeune et cela nécessite une énergie de chaque instant.Au-delà de la seule réussite à l’examen, par exemple ici le baccalauréat, dont nous connaissons l’importance et que nousvisons nécessairement pour les élèves, bravo (et merci) à tous ceux qui s’investissent pour obtenir ces résultats. En termes de "Valeur ajoutée du taux de réussite", avec son + 1 le LP du Bugey serait sur… la marche la plushaute du podium !(source la Tablette du Bugey n° 98)L'Amicale félicite Mr Flament  Proviseur et  ses équipes éducatives  pour ces excellents résultats 

l'Amicale aux portes ouvertes des lycées

♦ 18/04/2016

UN NOUVEAU CAP AU LYCEE PRO

♦ 01/04/2016
Attendue depuis plusieurs années, la création d’un CAP(certificat d’aptitude professionnelle)« Préparation et réalisation d’ouvrages électriques» (PROE), au lycée du Bugey, vient d’obtenir le feu vert du rectorat.Ce nouveau CAP PROE s’effectue en deux ans. C’est un diplôme qui permet d’accéder directement à une entreprise,mais des passerelles existent pour poursuivre vers un bac pro et au-delà.Par ailleurs, douze semaines de stage en entreprise sont programmées pendant les deux ans de formation. 

Bureau du 18 Mars 2016

♦ 19/03/2016
Compte rendu du Bureau du 18 Mars 2016Présents : Jean-Paul MOLLEX, Annie PUTHOD , Annie MACHON, France PERNOLLET, Christine MICHEL, André PAGET et Evelyne BABOLA.Excusée :. Aimée RAYNAUD·Préparation de l'A.G 2016 : Annie PUTHOD va prendre contact avec le chef cuisinier afin d'obtenir un rendez-vous pour préparer le repas de l'AG ; Jean-Paul et France l'accompagneront lors de cette entrevue.Au moment de l'apéritif nous inviteront les directeurs d'école et les présidents de différentes associations à nous rejoindre. Le président se chargeant de les contacter.·Projet d'établissement : Nous avons été sollicités par 2 enseignants de l’École Primaire JEAN FERRAT : Mme GOUGEON et Mr CHEYNET afin de les aider à financer la mise en place d'une semaine découverte à LA FECLAZ pour les classes de CM1. Le bureau décide de leur accorder une aide de 250 €·Préparation de la journée "Portes Ouvertes" du 02 Avril 2016 :Jean-Paul, Annie PUTHOD et France tiendront le stand de l'Amicale. Comme l'année dernière celui-ci sera installé dans le hall d'entrée avec la maquette du lycée.·Statuts de l'Association :Jean-Paul a imprimé pour chaque membre du bureau d'une part les statuts actuels de l'Amicale et d'autre part une proposition de leur mise à jour.Il est demandé à chaque membre du bureau d'en prendre connaissance, et d'apporter d'éventuelles modifications. Lors du prochain bureau, une synthèse sera faite et les nouveaux statuts seront rédigés. ·Divers :Jean-Paul à fait un courrier à Mme BELLEMAIN, adjointe à la culture à la mairie de BELLEY, pour lui demander si l'Amicale pouvait tenir un stand à la journée des Associations. Réponse négative : Faute de places la journée est réservée aux associations qui participent à l'animation de la ville de Belley, mais si un désistement intervient, l'Amicale sera contactée.·Visite du Proviseur Mr FLAMENT-Conversation amicale et informelle.Prochain Bureau : Vendredi 27 Mai 2016 à 9H30Fin de la réunion à 11 Heures.La secrétaire de séance : Evelyne BABOLA

Compte rendu de la réunion du Bureau le 22 01 2016

♦ 26/01/2016
Réunion du bureau de l’Amicale du 22 /01/2016A 10 h au lycée du BugeyPrésents : Mesdames PUTHOD, BABOLA, MACHON, PERNOLLET - Messieurs PAGET et MOLLEX et madame Aimée RAYNAUD qui nous a rejoint vers 10 h 30.Absente : Christine MICHEL.Salle de réunion du lycéeLe président nous annonce la venue de deux journalistes du Progrès :Madame A. M MUGNIER,pour faire une présentation de l’Amicale Monsieur A LEYLAVERGNE pour faire un article sur les 30 ans du baccalauréat professionnel Avant l’arrivée de Madame MUGNIER nous avons calé la date de la prochaine AG le 15 octobre suivi du repas des amicalistesF PERNOLLET et JP MOLLEX ont pris contact avec la directrice de l’école Jean Ferrat pour l'informer de l'amicale ,Notre trésorière Annie MACHON nous fait un rapide bilan financier : En banque actuellement 2688 €Prévisions des dépenses +/- 850 €Il restera1800 €, on peut donc envisager une enveloppe de 600 € disponibles pour les demande d'aides financières des projets.Nous constatons que les adhésions et le repas ne nous garantissent pas une comptabilité sereine …...Arrivée de la journaliste du Progrès, le président lui présente l’Amicale, ses buts, ses actions (présences dans les établissements, projets des établissements, soutien laïcité)Après son départ, reprise de l’ordre du jour, nous étudions la situation financière de l'amicale très dépendante des présences au repas , en effet souvent les amicalistes ne paient leurs adhésions que si ils viennent au repas , et ce sont ces adhésions qui sont notre seul revenu annuel ,aussi nous étudions une augmentation de l’adhésion , proposition qui sera soumise à l’AG du 15 octobre.Quelques événements sur notre agenda auxquels nous tenons à participer et auxquels nous vous invitons à participer :Journée Porte Ouvert des lycées le 2 Avril.Journées des associations (début Septembre), France PERNOLLET est chargée de contacter Madame M.BELLEMAIN, adjointe à la culture de Belley.Journée de la laïcité, début Décembre. ·Contacter la Maison d’IZIEU. (il faut se rappeler que l'amicale était présente au premier hommage à IZIEU , discours de Mr Gaston LAVOILLE (rubrique histoire) Lors de la prochaine réunion de bureau du 18 Mars , nous relirons les statuts de l'Amicale. Les éventuelles modifications seront alors soumises au vote de l'AG d'octobre.Monsieur FLAMENT, proviseur des lycées du Bugey nous rejoint vers 11 heures.Puis nous recevons Monsieur LEYLAVERGNE et Annie MACHON qui fut la CPE du LP répond aux questions du journaliste sur l'historique du bac professionnel à Belley.Fin de la réunion Prochaine réunion le 18 Avril à 9 h 30

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Dernières anecdotes ajoutées sur le site

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Le Jardin de la mère Léonard par Paul Perceveaux

♦ 06/01/2016
«  J'en viens à ce fameux jardin de la mère Léonard , haut lieu de la gastronomie bahutienne et de la maraude scientifiquement organisée. Bien sûr , il y avait la bonne morale puérile et honnête qu'on nous enseignait fort bien d'ailleurs (même en marge de certain sirupeux manuel signé Abd'er Halden,,,) mais le moyen de faire autrement quand , à quelques mètres à vos pieds, mûrissent les fruits succulents du paradis terrestre, alors que la fade cuisine communautaire de l'internat ( ou de la demi-pension)vous offre sempiternellement la même compote au relent pharmaceutique ? Et puis surtout, le jardin de la mère Léonard, c’était pour nous les raisins de la colère, les fruits amers, mais délicieux de la vengeance : car c'est par une histoire de ballon que tout a commencé, bien avant nous, c'est certain : du moins c'est ce que nous rappelait un folklore déjà ancien dont nous demeurions les zélateurs fidèles. Oh ! Rien de très compliqué : placez une centaine de potaches dans une cour fermée au levant par un grillage surmontant le mur de clôture ; au bas de ce mur , le fameux jardin , dans ce jardin un chien accompagnant ses maîtres .Donnez à ces potaches un ballon , les parties de foot s'organisent et l'inévitable arrive : ces grillages sont toujours trop bas , les reprises de volées trop hautes et flac ! Voilà le ballon au beau milieu d'une planche de légumes.... et trente ou cinquante visages anxieux de surgir derriere le grillage pour demander le ballon, libéralement rendu les premières fois . Mais comme l'incident se reproduit à des dizaines d'exemplaires chaque jour au grand dommage du jardin , les rapports s'aigrissent vite , on proteste coté jardin , coté cour, les demandes sont moins polies, parfois même ce n'est peut être plus un hasard que la balle bondit au centre d'un carré de fraises.... Un beau matin , on ne rend plus le ballon , ou bien le chien-loup le crève d'un coup de dent ; et sonne l'heure de la vengeance à l'échelon d'une génération, une vengeance devenue un immuable rite homérique sans aucun lien causal avec les incidents originels. J'ose espérer que les propriétaires de ce jardin au demeurant bien exposé s'y consacrait pat amour de l'exercice physique , par besoin d'une détente désintéressée ; à coup sûr ne devait le guider aucun soucis de rentabilité , car de mémoire de potache jamais aucun fruit n'y vint à maturité pendant mes cinq ans de boîte : fraises ou cerises se trouvaient dévorées à peine rosissantes ; les raisins n'étaient jamais trop verts pour les goujats que nous étions …. Au beau milieu du jardin trônait une mare passablement odorante où verdissait flegmatiquement une eau verte aromatisée et enrichie à la crotte de volaille . U jour en pleine récréation , le ballon s'en fut donc dans la zone ennemie : rapide inspection : personne en vue ! Hop un grand se laisse glisser dans la varappe familière ; malencontreusement une prise cède et voilà mon homme gigotant au beau milieu de la « botasse » comme un fragile coléoptère dans une goutte de rosée. Dire l'ovation qui accueillit au retour à l'étage au dessus demanderait les métaphores chères au vieil Homère . E t quelles odeur, mes amis ! De ses longs cheveux dégoulinaient deux lignes de gouttelettes parallèles d'une eau puante.Ne lui fallut-il pas encore , oh comble de l'humiliation, rencontrer sur le chemin du vestiaire l'étonnement amusé d'un professeur. : »Eh bien mon ami... qu'est ce qui vous arrive ? » L’intéressé, aujourd'hui un de mes respectables collègues, a peut -être laissé l'incident s'estomper dans sa mémoire , mais à jamais il reste gravé dans les nôtres , comme aussi ce mot « botasse » qui devait demeurer attaché à sa personne , contre son gré, bien sûr, comme tous les surnoms . Notes : ce jardin et cette « botasse » ont existes jusqu’à la construction du lycée actuel et les ballons allaient inévitablement finir au milieu des fraises et les mêmes aventures sont arrivées aux lycéens plus tard , la légende continuait... ce jardin correspond maintenant au restaurant scolaire en partie ,le mur existe encore .

La traversée des années sombres 1940-1944 par André Castelnau ancien éléve et ancien président de lAmicale

♦ 28/12/2015
Depuis l'installation de L’État Français( Maréchal Pétain) les membres de l’Éducation Nationale sont soumis à rude épreuve. Depuis la rentrée d'octobre 1940 des mats ont été plantés dans les cours des écoles primaires des établissements scolaires. Un rite s'est installé:chaque lundi matin il faut hisser les couleurs. C'est en général le meilleur élève qui doit accomplir cette mission » honorifique »alors que les autres élèves , groupés autour de leurs enseignants doivent chanter « maréchal nous voilà » . La descente des couleurs a lieu le samedi soir. Mais parfois le message passe mal. A l'E.P.S l'envoi des couleurs se fait régulièrement : les élèves du primaire se regroupent dans la cour sud et les élèves du secondaire dans la cour nord en autant de rangées qu'il y a de classes, tandis que les membres du corps enseignant assistent à la cérémonie depuis le perron. C'est le professeur d’allemand et de chant de l'E.P.S M. Albert , un réfugié alsacien, qui dirige la cérémonie à l'aide de son sifflet. Et c'est le directeur M.Lavoille qui ordonne le lancement du drapeau tricolore. Le rite se déroule régulièrement, mais sans enthousiasme. Un matin du printemps 1942 , un bruit se répand dans les groupes dispersés alentour : « Aujourd'hui on ne chantera pas l'hymne au Maréchal, mais le Chant du Départ ». La rumeur est partie des grands de la classe de 3eme (ceux qui passeront le brevet en juin 1942). au coup de sifflet du pauvre « vater Albert »(il aimait qu'on l'appelât ainsi) ce fut une belle pagaille.. vocale dans la cour et le plus grand désarroi chez les petits du Primaire qui continuaient à chanter l'hymne … traditionnel. La puissance des poumons du secondaire couvrit rapidement le chœur enfantin. Sur le perron , chacun s'interrogeait sur une telle dérive. On pouvait lire la gravité sur tous les visages tandis que Messieurs Lavoille et Figeat conversaient de bouche à oreille. Le coup fait et réussi, nous nous attendions tous à de sévères réprimandes de la part de nos professeurs à l'ouverture des cours , il n'en fut rien. A partir de cet instant , il n'y eut plus jamais de « salut aux couleurs », Discrètement le surveillant de semaine faisait tout seul le nécessaire bien avant notre arrivée. Bien entendu , la nouvelle se répandit dans les foyers et fut diversement commentée. E n 1942, on était prudent. Les cartes d'alimentation et les restrictions , l'absence de bon nombre de chefs de maison(au front ou prisonniers) s'ajoutaient aux interrogations sur le devenir de chacun, comme sur l'avenir en général. La gestion alimentaire de l'internat posait quotidiennement des problèmes à Mme Lavoille . A l'époque il y avait en effet sept à huit dizaines d'internes dont la plus grande partie venait des campagnes environnantes et surtout du Valromey. Chaque interne disposait d'une «  caisse »qui contenait des produits de la ferme destinés à accompagner les tranches de pain du « casse-croûte » de 17 heures . Les caisses des élèves venant de la campagne au retour le dimanche soir ou le lundi matin, s'avéraient particulièrement bien garnies. Solidaires ces élèves glissaient à l'occasion , là un pot de miel, ici une plaquette de beurre ou un fromage, à l'égard d'un camarade externe , plus gourmand qu’affamé. Les années s'écoulaient ainsi. Nous étudions tous du mieux que nous le pouvions et surtout avec les moyens dont nous disposions, car dans presque toutes les familles des problèmes multiples se posaient. Ce fut par l'intermédiaire de nos camarades du Valromey que nous apprîmes un lundi matin qu'il se passait de « drôles » de choses tant sur le Plateau d'Hauteville que sur les crêtes de Richemond : la constitution d'un groupe de maquisards...... C'est également un lundi matin , alors que nous avions à notre emploi du temps morale ou instruction civique , que nous fûmes surpris dès l'entrée de Mr Lavoille en salle de 5eme où généralement deux classes se trouvaient groupées. D'ordinaire le cours débutait par une interrogation orale ; mais ce matin là tout avait changé. Sur le Promenoir était arrivé une colonne allemande et nous avions vu les occupants avaler leur bouillon allègrement en mangeant leurs tartines de saindoux. Bizarre !!!! Comme fut aussi bizarre l'attitude de notre directeur qui pénétra dans la classe sans cahier ni manuel , alors que debout nous lui adressions notre salut respectueux. « Asseyez-vous » Puis il se dirigea vers les fenêtres donnant sur le Promenoir pour les ouvrir pleinement. Nous eûmes droit , ce matin là, à un splendide cours qui dépassa largement l'horaire prévu, sur la Liberté , la Fraternité, la République, la défense de la Laïcité …... Nous en étions surpris , d'autant que tout cela avait été écouté dans un silence pesant. - « Merci de m'avoir écouté » et il se retira , tandis que nous nous levions à son départ, comme d'habitude. A la recréation , les échanges de vues allaient bon train et nos camarades des autres classes n'en revenaient pas d'un tel exposé réalisé à la barbe de l'occupant. A partir de ce moment (nous sommes en 1943) les événements allaient s’enchaîner. Toujours par les camarades de la montagne, nous apprîmes que ceux que la presse du moment qualifiait de « terroristes » n'étaient que leurs frères , leurs sœurs ou leurs parents et voisins. L’Armée secrète , celle des soldats de l'ombre se constituait lentement, tout en effectuant quelques audacieux coups de main. Pendant les interclasses , les professeurs échangeaient des paroles à voix basses et de temps à autre M Lavoille venait chuchoter une quelconque information aux professeurs. Nous avions parfois des difficultés à étudier ; nos esprits vagabondaient ailleurs . Néanmoins les examens de 1943 se passèrent normalement et les vacances qui suivirent furent parfois troublées par les informations plus ou moins précises , lorsqu'elles ne s'avéraient pas totalement fausses . La rentrée de l'année 1943-1944 s'effectua sans trop de mal bien que l'école manquât de professeurs et de surveillants . Le même climat lourd envahit l'établissement comme ce fut le cas durant le troisième trimestre......

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